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Sécurité routière et alternative à la sanction : distracteurs

 
 
Sécurité routière et alternative à la sanction : distracteurs

Téléphoner en conduisant est susceptible de perturber les capacités attentionnelles et de dégrader les performances de conduite.

Ces perturbations ont été mises en évidence dans le cadre d’expérimentations sur simulateur de conduite ainsi qu’en situation réelle avec des véhicules dotés de dispositifs d’observation.

Quelques chiffres :

- Téléphoner au volant multiplie par 3 le risque d’accident.
- 1 personne sur 2 déclare qu’il lui arrive d’utiliser son téléphone en conduisant.
- Seuls 51% des conducteurs estiment que le téléphone constitue un véritable danger.
- Près d’1 accident corporel sur 10 est lié à l'utilisation du téléphone au volant.
- Il a été prouvé que le conducteur enregistre entre 30 et 50 % d’informations en moins sur la route lorsqu’il téléphone.
- Lire ou écrire des messages en conduisant est une pratique interdite qui nécessite de quitter au moins 5 secondes la route des yeux (pendant le temps de réaction), soit une distance parcourue de 70 mètres en ville, si l’on roule à 50 km/h.

Dans ce cadre, une opération de prévention et de contrôle sécurité routière a été mise en place en septembre dernier, à Metz, en présence de Georges BOS, Sous-préfet et directeur de Cabinet du Préfet de la Moselle, qui a dirigé ces contrôles.
Durant cette opération, les policiers motards ont intercepté 15 personnes utilisant le téléphone ou oreillettes : 8 automobilistes, 3 cyclistes avec oreillettes, 1 conducteur de transport exceptionnel, 1 conducteur de personnes handicapées, 1 conducteur de poids-lourd et 1 personne conduisant une camionnette.
Ces dernières ont été prises en charge par le personnel du bureau de sécurité routière de la préfecture de la Moselle, qui les ont sensibilisé aux dangers du distracteur que peut représenter le téléphone.
Afin de poursuivre la prévention des risques sur la route, de nouvelles opérations « sécurité routière » seront mises en place très prochainement dans l'ensemble du département.
Retrouvez toutes les photos de ces contrôles sur notre site Facebook : PrefetMoselle

Un petit point sur la réglementation…

Jusqu’au 31 mars 2003, il n’existait aucune infraction spécifique pour l'usage du téléphone par le conducteur d’un véhicule. Les forces de l’ordre verbalisaient pour conduite d’un véhicule dans des conditions ne permettant pas au conducteur de manœuvrer aisément.

Après cette date, l’infraction d’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation est promulguée.

Le 3 janvier 2012, l'infraction est réprimée par une contravention de 135 euros et par un retrait de 3 points sur le capital du permis de conduire.

En 2014, le nombre de contraventions relatives au téléphone tenu en main a baissé de 14,70 %.

L’usage d’un téléphone tenu en main en conduisant est dorénavant interdit.

Est également interdit, depuis le 1er juillet 2015, le port à l'oreille, par le conducteur d’un véhicule en circulation, de tout dispositif susceptible démettre du son, à l'exception des appareils électroniques correcteurs de surdité. Cela inclut notamment les oreillettes permettant de téléphoner ou d’écouter de la musique.

Quels sont les risques ?

Téléphoner perturbe l’activité de conduite. La priorité est donnée à l’appel ou au SMS et non à la conduite.

Le smartphone conjugue les quatre sources de distraction :

  • auditive : la sonnerie du téléphone, le bip de réception d’un mail ou d’un SMS distraient de la conduite ;
  • visuelle : le conducteur lit le message qui s’affiche à l’écran au lieu de regarder la route ;
  • physique : l’attention est détournée par ce que fait le conducteur ;
  • cognitive : l’attention est détournée par les pensées. Le conducteur pense à ce qu’il va dire ou écrire.

Utiliser un téléphone change le comportement du conducteur sur la route :

Diminution des contrôles dans les rétroviseurs et les angles morts ;

Fixation du regard droit devant (réduction du champ de vision : aucune vision périphérique) ;

Difficulté à s’insérer sans danger dans le flux de circulation ;

Difficulté à maintenir le véhicule dans sa voie de circulation (tendance à zigzaguer et à mordre la ligne) ;

Moindre conscience de l’environnement : moindre attention portée à la signalisation et aux autres usagers ;

Non-respect des distances de sécurité ;

Diminution notable de la vitesse de circulation ;

Augmentation du temps de réaction (de 30 à 70 %) ;

Provocation de stress, de tensions, voire de frustrations.

Quelles sont les infractions encourues par ce type de pratique ?

Conduite avec un téléphone tenu en main : 135 euros – 3 points

L’infraction concerne tous les conducteurs de véhicules (vélo, voiture, cyclomoteur, moto, camion, autocar, etc).

L’infraction est caractérisée dès lors que le conducteur est :

  • en circulation : maître des organes de vitesse et de direction y compris à l’arrêt au feu rouge ou dans les bouchons ;
  • qu’un téléphone soit tenu en main.

Conduite d’un véhicule dans des conditions ne permettant pas au conducteur de manœuvrer aisément : 35 euros

L’infraction concerne tous les conducteurs de véhicules (vélo, voiture, cyclomoteur, moto, camion, autocar, etc).

Circulation avec un appareil à écran en fonctionnement dans le champ de vision du conducteur :

Placer dans le champ de vision du conducteur d’un véhicule en circulation, un appareil en fonctionnement doté d’un écran et ne constituant pas une aide à la conduite ou à la navigation est interdit et sanctionnée d'une contravention de 5ème classe d'un montant de 1 500 euros au maximum et d'un retrait de 3 points du permis de conduire.

Saisie possible de l'appareil par les forces de l'ordre et confiscation définitive après condamnation du contrevenant par le tribunal.