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Une formation contre les agressions au couteau

 
 
Une formation contre les agressions au couteau

Dépendant le la direction zonale au recrutement et à la formation de la police nationale Est (DZRFPN), le Centre régional de formation de Dijon est dirigé par un commandant de police.

Composé de dix-sept personnels, deux délégués au recrutement, neuf formateurs, (dont une psychologue et deux formateurs spécialisés en technique et sécurité en intervention), le centre régional de formation participe à la formation continue des fonctionnaires de police affectés sur l’ensemble de la zone de sécurité et de défense Est et notamment en Bourgogne – Franche-Comté.

Dans ce cadre, un stage particulier sur les techniques de défense pour faire face à une agression au couteau, a été réalisé du 3 mai au 5 mai 2017, à Dijon.

Cette formation a débuté par une exposition sur le plan juridique des règles relatives à la légitime-défense, prévues par l'article 122-5 du code pénal et par la présentation de la réforme substantielle intervenue très récemment suite à la loi n°2017-258 du 28 février dernier, relative à la sécurité publique fixant les conditions d'usage des armes par les forces de l'ordre (article L. 435-1 du code de la sécurité intérieure).

Elle a permis d’apporter aux stagiaires des techniques de réaction face à une attaque au couteau : réaction à mains nues, ou avec des armes intermédiaires (matraque télescopique, bâton de défense à poignée latérale,...), ou encore riposte avec l'arme de poing utilisée dans la police nationale (pistolet Sig-Sauer SP2022). Ces méthodes d'intervention, ont été pratiquées seul ou en binôme durant ces trois jours de stage. Ces mises en situation avaient pour finalités opérationnelles : l'interpellation et le menottage de l’agresseur, voire dans certains cas de figure, sa neutralisation.

Le stage s'est achevé par une séance de tir de riposte.

Douze fonctionnaires de terrain ont participé à ce stage, dont quatre effectifs mosellans. Ce sont ainsi un gradé de la police aux frontières (PAFPolice aux frontières) affecté au centre de rétention de Metz et trois gardiens de la paix affectés en unité de service général dans les circonscriptions de sécurité publique de Thionville et Hagondange, qui ont bénéficié de cette action de formation. En effet, dans le cadre de ses missions, le participant de la PAFPolice aux frontières est amené à gérer des conflits et des troubles à l'intérieur de la zone de rétention. De même, les trois gardiens de la paix des commissariats de Thionville et Hagondange assurent, quant à eux, les interventions d'urgence de police secours. Ils peuvent à ce titre être confrontés dans la réalité, à des agressions armées.